Photographe plasticien · Séries photographiques contemporaines
Cette page réunit deux entrées : les photographes qui ont nourri mon regard, et mon propre travail en séries.
Culture photographique
23 mini-biographies, de Niépce à Bastiaan Woudt, pensées comme des points de départ pour explorer images, livres, films et expositions.
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Mon travail
Portraits, paysages, végétal et matière : des séries construites dans la durée, pensées pour le tirage d’art.
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Un texte de fond pour accompagner le travail à la chambre, le portrait et la macrophotographie : comment la photographie cesse d’être simple enregistrement pour devenir matière à travailler. Définitions, histoire, pistes d’atelier. Lecture ≈ 20 min.
Lire l’article →La photographie comme matière à travailler, plutôt que comme simple enregistrement du réel.
Mon travail s’articule autour de la tension entre le visible et l’invisible, le monumental et l’infinitésimal. En studio ou à la chambre, je cherche à rendre sensibles le silence et la texture du monde : la matière, la lumière, le temps suspendu.
Un visage, une pierre, un rivage, une plante : chaque sujet devient le point de départ d’une série, c’est-à-dire une même question reprise, déclinée et approfondie, plutôt qu’une image isolée.
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Dans le portrait, je travaille ce qui se montre et ce qui se retire : un visage frontal, un regard à bout portant, ou au contraire une identité qui s’estompe et des contours qui se dissolvent. L’image n’explique pas la personne, elle laisse une part d’ombre.
Séries : Erasure, Unvarnished
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Je passe de l’échelle du paysage (falaises, plages, mer, skyline) à celle d’une pierre ou d’une feuille givrée. En changeant d’échelle, un territoire minuscule devient aussi vaste qu’un paysage, et un paysage aussi abstrait qu’une texture.
Séries : Welcome to Mars, Mar Corpus, Beijing on Road, Micro-territoires
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Fonds clairs ou fonds noirs, lumière rasante ou latérale, noir et blanc, composition minimaliste : je retire le superflu pour laisser émerger la forme, la ligne et la texture. Le dépouillement sert le silence de l’image.
Séries : High Key, Silence Végétal, Sirènes organiques, Hypnotic végétal
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Une image seule ne suffit pas : c’est dans la série, par répétition et variation, que le propos se précise. Les images sont pensées pour le tirage d’art : papiers de qualité muséale choisis pour leur main et leur texture, tirages signés et numérotés en édition limitée.
Les repères qui nourrissent ce travail sont réunis dans Les photographes qui m’ont influencé, et mis en regard de mes séries dans les dialogues ci-dessous.
Mon regard s’est formé au contact d’autres photographes. Plutôt qu’un classement par ressemblance, je propose ici des dialogues : pour chaque thème, ce que ces photographes m’ont appris (leur geste) et ce que j’en fais dans mes séries (mon geste). Les images se répondent, sans chercher à se ressembler.
Un photographe qui m’a influencé Mon travail
Leur geste
Duchenne photographie les expressions du visage pour en saisir la vérité fugace ; Avedon cadre ses modèles de face, souvent sur fond blanc ; Schoeller pousse le gros plan à l’extrême. Le visage est offert sans détour.
Mon geste
Dans Unvarnished, je reste au plus près du regard : l’intensité et la frontalité d’un visage, en studio.
Leur geste
Penn compose avec une lumière du nord et une rigueur très graphique ; Woudt, qui s’inspire de Penn et d’Avedon, pousse le noir et blanc vers un minimalisme très contrasté.
Mon geste
Mes portraits en studio et la série Afternoon with Lala cherchent le même dépouillement : un sujet, une lumière, le clair-obscur d’une fenêtre.
Leur geste
Sarah Moon fait entrer l’image dans le rêve et la mémoire par le flou ; Roversi la rend éthérée, presque immatérielle. Ce qui est montré semble toujours sur le point de disparaître.
Mon geste
Erasure prolonge ce mouvement : contours adoucis, silhouette de profil, identité qui s’estompe.
Leur geste
Blossfeldt agrandit tiges, graines et feuilles jusqu’à y révéler des architectures et des sculptures cachées, avec un regard précis et presque impersonnel.
Mon geste
Hypnotic végétal, Silence Végétal et Sirènes organiques isolent la forme par la macro, le fond noir ou blanc et la lumière latérale.






Leur geste
Gursky oscille entre documentation et abstraction à l’échelle monumentale ; Kander explore, avec mélancolie, le paysage d’une Chine en pleine transformation.
Mon geste
Je parcours l’échelle dans les deux sens : de la skyline de Pékin vue de l’autoroute (Beijing on Road) au fragment de pierre en macro (Micro-territoires), jusqu’à l’immensité d’une mer laiteuse (Mar Corpus).






Leur geste
Adams maîtrise l’exposition jusqu’au moindre ton ; Sieff creuse des noirs profonds au grand-angle ; Salgado donne au noir et blanc une puissance formelle rare.
Mon geste
Marée intérieure, Welcome to Mars et Diptyque Marine abordent le littoral et la falaise comme des paysages de lumière : ciel d’orage, rochers, silhouette face à la mer.






Leur geste
Marey décompose le mouvement ; Haas l’étire en flou et en couleur, avec le Kodachrome.
Mon geste
Corrida, Bayonne se réclame d’Ernst Haas ; les autos-tamponneuses de Dieulefit travaillent elles aussi le mouvement.




Leur geste
Lange et Salgado documentent les vies fragiles et le travail, avec le souci de la dignité des personnes.
Mon geste
Streetchild, en Inde, et ma série documentaire sur Dieulefit (« un bout de chez moi ») prolongent cette attention aux gens et aux lieux ordinaires.






Images des photographes cités : © leurs auteurs ou ayants droit. Page à usage pédagogique, en accès privé. Biographies complètes : Les photographes qui m’ont influencé.
Quelques séries, par grandes familles. Chaque vignette ouvre la série sur mon site.